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Jeune Papa du XXIème siècle : redéfinir ce rôle

Avec l’apparition de nouveaux modèles de famille, et l’émancipation des Femmes, la position de l’Homme est elle-aussi bousculée.

Car même sans un mot, sans un cri de la gent masculine, des pressions sociales toutes aussi fortes que pour les Femmes pèsent sur les Hommes. Sauf, que ces pressions sont moins visibles.

On attaque directement la virilité de l’Homme quand on cherche à repenser les stéréotypes. Et parfois même, ces stéréotypes sont imposés par la société. À titre d’exemple, le congé paternité bien plus court que le congé maternité démontre bien que c’est à la Femme de rester à la maison quand l’Homme doit se concentrer sur sa carrière.

Être père, une question de style

Pourtant, dans d’autres pays (notamment nordiques), il existe une mutation du rôle du père. On remarque ces nouveaux papas à leurs styles, cheveux longs en chignon façon sumo, ou barbe sous une casquette d’Hipster : le nouveau père s’est trouvé un nouveau genre. Il suffit même de jeter un œil sur la poussette où couve l’enfant. Les poussettes affichent un nouveau design : sobre, sportive, pratique, cet objet est maintenant un accessoire unisexe qui s’adapte à son pousseur.

Des pères plus engagés

Les jeunes papas sont de plus en plus impliqués dans la vie à la maison, mais surtout dans l’éducation. Loin de l’image du père épuisé devant la cheminée du salon qu’il ne fallait pas déranger après le travail, aujourd’hui les pères s’y collent aussi.  Tout d’abord parce que les Femmes travaillent et que la répartition des tâches devient plus logique, mais aussi parce que des séminaires s’organisent destinés aux Hommes pour changer les couches, gérer les pleurs ou préparer un biberon.

Il y a peut-être là une nouvelle offre sur le marché qui redore l’image du père tout en lui permettant de s’attabler à sa vie de famille sans stresser.

La digitalisation des expériences de jeunes papas

La nouvelle génération de père est branchée et partage donc plus facilement son expérience par la rire. C’est d’ailleurs le parti pris des pères : l’humour. Grâce à un grand mouvement de blogs et de comptes Instragram, les nouveaux pères ne sont plus isolés. S’il pouvait avoir subsisté une incertitude et des questions que les Hommes n’osaient pas poser (comment changer les couches, tenir bébé), des doutes et des maladresses, Internet a fait un travail de déculpabilisation et de sensibilisation à la paternité.

Car si souvent, on connait les angoisses de la mère, on ignore tout des angoisses du père. Il y a un mythe qui perdure de l’instinct maternel et qui est sur le point d’être brisé. L’instinct maternel ou paternel n’est pas automatique ni même le garant d’une bonne éducation. Finalement, parce qu’on fait plus confiance aux Femmes, qu’elles savent intuitivement y faire (ce qui est souvent faux), les pères ont donc préféré laisser la main. Mais recevoir des conseils en ligne a permis de « vulgariser » la paternité.

Sujet sensible

Le sujet est sensible. Il est sensible car en plein bouleversement. Mais, le changement ne se fait pas du jour au lendemain, car en plus d’un besoin de repenser les structures (de garde, de congés parentaux), il faut mettre à mal les stéréotypes et idées reçues (perte de virilité, rapport à la carrière).

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